L'hôpital de Saint-Vallier fut construit sur les ruines de la Maison de l'Aumône en 1683, grâce à l'initiative de l'Abbé J. Baptiste de la Croix de Chevrières et bénéficia dès 1696 d'un regroupement avec les maladreries des bourgs voisins. En 1924, Désiré Valette, Maire de Saint-Vallier et L. Amodru, médecin et député, œuvrent pour le transférer (encore modeste avec ses 20 lits) sur le site de l'ancien couvent des Picpus. Ce site entouré de vignes et jardins avait été nationalisé en 1791, pour être utilisé comme lieu de soins puis plus tard pour abriter une filature de soierie En 1961 et 1967, de grands travaux d'extension façonnèrent l'hôpital actuel.

L'Hôpital de Romans quant a lui est le dernier-né d'une longue " histoire des hôpitaux " de cette ville. En effet, avant 1790, remontant sur plusieurs siècles, on recense pas moins de 8 établissements de santé (aumône, maladrerie, hôpital, confrérie). Parmi eux, en 1649, l'hôpital de la charité, situé quartier de la Presle, qui a subi de nombreuses modifications et extensions, le bâtiment le plus récent datant de 1900. Les alentours du " vieil hôpital " ont d'ailleurs été réaménagés (actuel parc F. Mitterrand). En 1955, le projet du nouvel hôpital est lancé par P. Didier (maire de Romans) avec l'achat ultérieur de terrains situés quartier Clairefonds, route de Tain, projet qui aboutira en juin 1979. Les derniers déménagements des différents services s'achèveront en 1981.
Première étape commune à leur histoire, la fusion de ces deux sites s'inscrit dans le vaste mouvement national qui vise à regrouper les moyens pour assurer une plus grande sécurité et une meilleure qualité pour chacun.